Guadeloupe-Expansion

Les principaux secteurs d’activité

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Agriculture

Le tissu économique guadeloupéen se compose essentiellement de petites structures. Le secteur tertiaire occupe une place importante en termes de valeur ajoutée et d’emplois. Le secteur agricole se renforce et tend à s’organiser. Le poids du secteur industriel est peu minime.

Les cultures végétales

L’économie guadeloupéenne repose en grande partie sur le secteur agricole. Les filières traditionnelles que sont la filière banane et la filière canne-sucre-rhum représentent les principales productions.

 

La banane reste le premier produit d’exportation en volume. En 2011, selon l’INSEE, la production atteint 65 547 tonnes et les expéditions de bananes de la Guadeloupe vers l’Union européenne atteignent 59 500 tonnes, soit une augmentation de 41 %, par rapport à 2010.

 

L’union des groupements de producteurs de banane (UGPBAN), qui fédère les producteurs de la Guadeloupe et de la Martinique, s’est engagée dans un "Plan Banane Durable » sur la période 2008-2013, avec le Centre de coopération internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) afin d’améliorer la qualité de la banane antillaise tout en répondant aux exigences de la préservation des milieux naturels.

 

La culture de la canne à sucre représente la deuxième activité agricole.
Le sucre est la seconde production locale avec deux usines : Gardel, en Grande-Terre, et la Sucrerie et Rhumerie de Marie-Galante(SRMG).
La Guadeloupe compte aujourd’hui 9 distilleries. La production moyenne annuelle de rhum s’établit à 75 656 hectolitres d’alcool pur en 2011. La renommée acquise sur le marché national en fait le troisième produit à l’exportation du département.
La filière canne-sucre-rhum continue à faire vivre près de 30 000 personnes en Guadeloupe selon l’IEDOM.

 

Les cultures industrielles couvrent à elles seules la majorité des terres arables grâce à la canne à sucre (14 173 ha), les cultures fruitières (3 399 ha), et les cultures légumières (1895 ha). Les cultures florales couvrent 145 hectares.

 

La culture du melon est un exemple de diversification réussie. Le melon de Guadeloupe a obtenu son Identification Géographique Protégé (IGP), en mars 2012. Ce label est un signe officiel européen d’origine et de qualité. Il assure la protection de son origine à travers le monde et rassure le consommateur sur les conditions de production de notre melon.

L’élevage

L’élevage est un secteur important de l’agriculture guadeloupéenne et représente près de 20% des recettes  agricoles totales. Il se compose de 8 filières : bovine, porcine, ovine/caprine, cuniculture, volaille de chair, production d’œufs, apiculture, aquaculture.

 

En 2010, la couverture des besoins locaux par la production de viande est estimée à 13,8 %.

 

Le troupeau bovin se situe au 1er rang avec 70 306 têtes, suivi du troupeau caprin avec 21 300 têtes, du troupeau porcin avec 14 1200 porcs et le troupeau ovin constitué de près de 1 550 têtes. Près de 300 000 volailles de chair ont été élevées et la production d’œufs s’établit à 27 500 000 d’œufs. (Source insee.fr)

La production aquacole est encadrée par le Syndicat des Producteurs Aquacoles de GUAdeloupe (SYPAGUA). Elle concerne essentiellement l’élevage de la crevette d’eau douce, appelée communément "ouassou" en Guadeloupe, et le tilapia rouge ou « rouget créole », poisson de la famille des cychlidés. Une diversification vers l’aquaculture marine est engagée avec la production de l’ombrine ocellée ou « loup caraïbe », poisson de la famille des sciaenidés.

Pêche

Selon les estimations de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la production halieutique guadeloupéenne aurait augmenté de plus de 20 % au cours de la dernière décennie. Malgré cette hausse, l’aquaculture et la pêche ne permettent toujours pas de couvrir les besoins de la consommation locale estimée à 15 500 tonnes, alors que la production locale etait estimée à 10 000 tonnes en 2008. L’activité représente 6 500 emplois.


Au nombre de vingt-cinq recensées sur le département, les associations organisent et défendent l’activité des professionnels au niveau local et constituent des relais pour les initiatives collectives prises au niveau régional.


Le nombre de pêcheurs professionnels enrôlés s’élevait en 2010 à environ 1 600 marins alors qu’il était de 1 244, fin 2000.

Industrie et artisanat

Les entreprises du tissu industriel de Guadeloupe sont, dans leurs structures juridiques actuelles, de création relativement récente, même dans les branches traditionnelles comme le sucre et le rhum. Leur capital est généralement détenu par des investisseurs locaux.

Selon l’INSEE, le secteur industriel représentait 5,4 % de la valeur ajoutée totale du département en 2006 (contre 6,5 % en 1993) et 6,9 % des emplois. Son développement est partiellement lié aux lois de défiscalisation.


Le secteur se caractérise par une majorité d’entreprises de petite taille, près de deux tiers ne comptant que 1 à 5 salariés. En 2011, le répertoire SIRENE comprenait 11 150 entreprises industrielles et artisanales. La majorité d’entre elles (49,3 %) exerçait une activité dans le secteur de la construction.

Hormis la construction, le secteur a connu une expansion de plus de 40 % du nombre d’entreprises recensées. Les branches ayant connu la plus forte progression entre 1995 et 2006 concernent :

  • l’industrie du papier, du carton, de l’édition et de l’imprimerie (+ 109,8 %),
  • la fabrication de machines et équipements (+ 95,8 %),
  • la métallurgie et le travail des métaux (+ 80,9 %).


Seules les entreprises des branches de l’industrie du caoutchouc et du plastique, du textile et de l’habillement et des autres industries manufacturières ont vu leur nombre diminuer.


Selon la dernière enquête annuelle sectorielle de l’INSEE réalisée en 2006, l’industrie des biens intermédiaires constitue la première branche d’activité industrielle, contribuant pour 40,7 % à la production totale de richesse du secteur.


L’industrie agro-alimentaire demeure bien implantée. Elle crée 21,8 % de la richesse du secteur malgré un nombre d’entreprises plus restreint.


L’industrie des biens d’équipement, avec 26,8 % des entreprises du secteur industriel, ne produit que 18,3 % de la valeur ajoutée de l’industrie.


L’industrie des biens de consommation a un poids plus limité dans l’économie locale, ne contribuant qu’à hauteur de 12,7 % à la création de richesse.


Enfin, avec seulement 3,9 % des entreprises du secteur et 3,1 % des effectifs, l’industrie automobile et l’énergie ne produisent que 6,7 % de la valeur ajoutée du secteur industriel.


Les activités se concentrent dans l’agglomération pointoise principalement sur le site de Jarry (325 hectares) dans la commune de Baie-Mahault et autour du complexe Euro-caribéen d’activités (CECA) qui regroupe le port autonome, la zone de commerce internationale et le World Trade Center. Cette zone d’activité industrielle (l’une trois premières zones industrielles de France) regroupe 80 % des créations d’emplois des dix dernières années.

 

En savoir plus : Téléchargez l'étude sur industrie en Guadeloupe

Le secteur tertiaire

Au 1er janvier 2010, le secteur des services aux entreprises et aux particuliers représente 15 662 entreprises, pour un total d’un peu plus de  24 000 emplois.


Sous l’effet du développement des activités de conseil, d’expertise et de sous-traitance, la contribution de la branche « autres services aux entreprises » à la richesse produite par le secteur tertiaire augmente. De même, le poids des « autres services aux particuliers » progresse, dynamisé par l’augmentation du nombre de femmes ayant un emploi et ayant recours à des prestations de service à domicile, et le vieillissement de la population (garde d’enfants, ménage, soutien scolaire…).


Les activités de conseils et d’assistance qui regroupent notamment les services professionnels, les activités informatiques ou encore la publicité continuent d’attirer des créateurs.

Tourisme

Jusqu’en 2000, l’hôtellerie-restauration concentrait 5 % de la valeur ajoutée produite dans le département. Puis, le secteur est entré dans une crise profonde qui s’est manifestée par une diminution de la fréquentation à l’aéroport entre 2000 et 2005, la fermeture de chambres en hôtellerie classée et non classée…


Les différents acteurs du secteur et les décideurs ont progressivement mis en place des dispositifs de relance du tourisme dès 2002. Le Comité de Tourisme des Îles de Guadeloupe (CTIG) a également lancé de nombreuses campagnes de promotions en Europe. Ainsi, la reprise entamée à la fin de l’année 2010 se confirme : l’image de l’archipel s’améliore et le trafic de passagers à l’aéroport (hors transit) a progressé de 5,2 %, notamment sous l’effet du développement du tourisme de croisière.


La Guadeloupe est naturellement visitée par une majorité de voyageurs en provenance de France Hexagonale (92 % des flux), devant l’Italie et la Belgique.


L’hôtellerie est privilégiée par près de la moitié des touristes, qui représente un quart des nuitées comptabilisées par l’INSEE. 36 % des visiteurs optent pour un hébergement en gîtes ou chambres d’hôtes.